Pastiche : la laideur
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Je suis moche, ô vivants ! comme un vil détritus,
Et mon crâne où plus rien depuis longtemps ne pousse,
Ressemble sans conteste à un vieux pamplemousse
Avec au centre un trou fripé comme un anus.
Je plastronne dans l’air tel Professeur Nimbus ;
Je porte la gale sur ma pauvre frimousse,
La vérole et l’herpès dessous ma barbe rousse,
Et toujours je fais peur avec mon sot rictus.
Les femmes contemplant une telle laideur,
Que jamais l’on ne vit de mémoire éternelle,
À moi se donneront et perdront leur honneur ;
Car j’ai, pour conquérir ces bêtasses donzelles,
Un superbe instrument qui enivre et enchante :
Mon vit, mon large vit, à la taille insolente !
Et mon crâne où plus rien depuis longtemps ne pousse,
Ressemble sans conteste à un vieux pamplemousse
Avec au centre un trou fripé comme un anus.
Je plastronne dans l’air tel Professeur Nimbus ;
Je porte la gale sur ma pauvre frimousse,
La vérole et l’herpès dessous ma barbe rousse,
Et toujours je fais peur avec mon sot rictus.
Les femmes contemplant une telle laideur,
Que jamais l’on ne vit de mémoire éternelle,
À moi se donneront et perdront leur honneur ;
Car j’ai, pour conquérir ces bêtasses donzelles,
Un superbe instrument qui enivre et enchante :
Mon vit, mon large vit, à la taille insolente !
Que Baudelaire me pardonne...
