Le gouffre
C'est un désert nu qu'aucun Soleil ne caresse,
Ni animaux, ni humains, rien qu'un vide glacial,
Quelle misère ! L'hiver éternel ne cesse
Son homicide, tueur de fleurs, mains du Mal !
Dans cet abîme, mon cœur s'est retrouvé, seul,
À jouer avec les ombres, attendant son heure ;
Ô sombres confins ! Profond, noir comme la gueule
D'un loup ! Là où tout n'est que raideur et horreur.
La solitude et la mélancolie se mêlent,
La terre est si blanche, si putride, si frêle,
Que rien ne survit dans ces lieux abandonnés ;
La mort, autant que la vie, se fait rarissime,
C'est un néant inexorable, un froid abîme,
Auquel son âme Dieu a oublié de donner.
Ni animaux, ni humains, rien qu'un vide glacial,
Quelle misère ! L'hiver éternel ne cesse
Son homicide, tueur de fleurs, mains du Mal !
Dans cet abîme, mon cœur s'est retrouvé, seul,
À jouer avec les ombres, attendant son heure ;
Ô sombres confins ! Profond, noir comme la gueule
D'un loup ! Là où tout n'est que raideur et horreur.
La solitude et la mélancolie se mêlent,
La terre est si blanche, si putride, si frêle,
Que rien ne survit dans ces lieux abandonnés ;
La mort, autant que la vie, se fait rarissime,
C'est un néant inexorable, un froid abîme,
Auquel son âme Dieu a oublié de donner.
