L'été d'hier ...
9
L’été d’hier et d’avant-hier
flâne aux terrasses des cafés
volute au bord des cendriers
s’attarde et tiédit dans ses bières
Septembre sirote un soleil
oblique en secrètes ruelles,
sonde des cours confidentielles
que sa gloire avait négligées
La ville se poudre de miel
fardant les rides du béton
d’un éphémère voile blond
coquetterie sans lendemain
La pluie va brouiller les miroirs
griser les ocres de son teint
entre façades et jardins
et rendre au chagrin ses trottoirs
