Jeu de dés...
1
J'ai cru l'avoir perdue, qu'elle s'en était allée.
Que le combat avait tué sa raison,
Et que la déraison venait de s'installer .
Les bras tellement baissés qu'ils touchaient l'horizon.
J'ai cru avoir perdu, ce combat inégal,
Et déposer les armes, la tête fatiguée...
Plus aucune force, et puis plus de mental.
Je n'voulais pas le faire, mais j'ai abandonné.
J'suis devenu une ombre, et même pas la mienne.
Plus d'combat à mener, je t'ai laissé gagner.
J'étais là quelque part dans une île lointaine,
Anéantie de vivre, vivant mais mortifié.
J'avais tout essayé peut-être par dépit
Toutes les thérapies, moi je les ai tentés,
Hormonothérapie, radiothérapie,
Immunothérapie, mais tout ça, c’est râpé !
Et puis j'ai entendu, ce mot qui me fait peur,
Chimiothérapie ! mon épouvantail.
Et j'ai baissé les bras frappés par la stupeur,
J'suis devenu, une plus grande entaille...
Bien sûr j'ai accepté, je me suis laissé faire
Et que ne ferait-on pour juste un peu de temps
Le produit est passé, et a fait son affaire,
Et me voilà malade, fatigué et tremblant.
Prisonnier de ce corps qui ne me répond plus,
Qu'en me faisant du mal et qu'en me fatiguant.
Et tous ces jours passés à n'être que tordu,
Alité, angoissé, oui, à peine vivant.
Puis soudain, un matin , le mal a disparu.
Alors, désorienté, je ne comprends plus rien ,
Il manque quelque chose, je sais c'est incongru,
C'est tellement bizarre de se sentir bien...
Est-ce que ça a marché ? Suis-je donc guérit?
On s'emballe rapidement au moindre signe,
C'est bon, un peu d'espoir, dans cette maladie,
Pourtant, je me méfie, elle est tellement maligne...
Voilà cette vie, les fêtes, les espoirs,
Où les jours sont vécus juste comme un coup de dés.
Gagnant ou perdant, défaites et désespoirs ,
Montée, ou bien descente, cancer, tu m'as usé...
Mais je n'ai pas perdu, ma plume retrouvée
J'l'avais laissée s'envoler, j'l'avais lâcher.
Retrouver de l'espoir dans le plein désespoir,
A juste fait revenir ma plume sur l'écritoire.
Que le combat avait tué sa raison,
Et que la déraison venait de s'installer .
Les bras tellement baissés qu'ils touchaient l'horizon.
J'ai cru avoir perdu, ce combat inégal,
Et déposer les armes, la tête fatiguée...
Plus aucune force, et puis plus de mental.
Je n'voulais pas le faire, mais j'ai abandonné.
J'suis devenu une ombre, et même pas la mienne.
Plus d'combat à mener, je t'ai laissé gagner.
J'étais là quelque part dans une île lointaine,
Anéantie de vivre, vivant mais mortifié.
J'avais tout essayé peut-être par dépit
Toutes les thérapies, moi je les ai tentés,
Hormonothérapie, radiothérapie,
Immunothérapie, mais tout ça, c’est râpé !
Et puis j'ai entendu, ce mot qui me fait peur,
Chimiothérapie ! mon épouvantail.
Et j'ai baissé les bras frappés par la stupeur,
J'suis devenu, une plus grande entaille...
Bien sûr j'ai accepté, je me suis laissé faire
Et que ne ferait-on pour juste un peu de temps
Le produit est passé, et a fait son affaire,
Et me voilà malade, fatigué et tremblant.
Prisonnier de ce corps qui ne me répond plus,
Qu'en me faisant du mal et qu'en me fatiguant.
Et tous ces jours passés à n'être que tordu,
Alité, angoissé, oui, à peine vivant.
Puis soudain, un matin , le mal a disparu.
Alors, désorienté, je ne comprends plus rien ,
Il manque quelque chose, je sais c'est incongru,
C'est tellement bizarre de se sentir bien...
Est-ce que ça a marché ? Suis-je donc guérit?
On s'emballe rapidement au moindre signe,
C'est bon, un peu d'espoir, dans cette maladie,
Pourtant, je me méfie, elle est tellement maligne...
Voilà cette vie, les fêtes, les espoirs,
Où les jours sont vécus juste comme un coup de dés.
Gagnant ou perdant, défaites et désespoirs ,
Montée, ou bien descente, cancer, tu m'as usé...
Mais je n'ai pas perdu, ma plume retrouvée
J'l'avais laissée s'envoler, j'l'avais lâcher.
Retrouver de l'espoir dans le plein désespoir,
A juste fait revenir ma plume sur l'écritoire.
1ère chimiothérapie, le froid et puis le chaud, désespoir puis espoir...
