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L'oiseau

Sur un tombeau fleuri, je me pose,
Pendant que des passantes pleurent,
Lasses, entre les lauriers-roses,
Je vois leurs yeux qu'elles écœurent.

J'aurais dû vite m'en aller,
Mais ces morts de mélancolie,
Ceux qui nous font en vain pleurer,
Sont les diamants de la vie.

En posant leurs exquises fleurs,
Là, parmi des lys sur la tombe,
Je les vis assécher leurs pleurs,
Juste avant que la nuit ne tombe.

Je m'envolai vers les cieux d'or,
Regardant une fois dernière
Ces dames qui pleuraient la Mort,
À l'œil triste, à la vue amère.

© Poème posté le 28/08/2024 par Sebastien

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