La belle saison
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Les rudbekias ont tous retrouvé leur superbe
Le soleil flamboyant, jaloux de leur vigueur
S’est acharné sur eux, et leur splendide gerbe
À presque dépéri : c’eût été un malheur !
Car tout l’or du jardin s’exprime en leurs corolles
Ponctuées de points noirs, cœurs vibrants au soleil
Beaux astres radieux qu’un rayon émerveille
Et qui attire à eux une faune un peu folle
Papillons dont l’ivresse annonce le beau temps
Bourdons de velours noir dont la livrée contraste
Avec le jaune ardent sur lequel il s’étend
Pour plonger dans le cœur de chaque petit astre .
Par bonheur, l’arrosoir n’est pas loin de ma main
J’apaise de mon mieux cette soif si ardente
Et redonne au feuillage et aux fleurs languissantes
Cette vivacité et ce port souverains !
Rayonnez, beaux joyaux qui enchantez nos heures
Heures du bel été propice aux floraisons
Trop tôt vous passerez, trop tôt mourrons vos fleurs
Qui sonneront le glas de la belle saison.
Le soleil flamboyant, jaloux de leur vigueur
S’est acharné sur eux, et leur splendide gerbe
À presque dépéri : c’eût été un malheur !
Car tout l’or du jardin s’exprime en leurs corolles
Ponctuées de points noirs, cœurs vibrants au soleil
Beaux astres radieux qu’un rayon émerveille
Et qui attire à eux une faune un peu folle
Papillons dont l’ivresse annonce le beau temps
Bourdons de velours noir dont la livrée contraste
Avec le jaune ardent sur lequel il s’étend
Pour plonger dans le cœur de chaque petit astre .
Par bonheur, l’arrosoir n’est pas loin de ma main
J’apaise de mon mieux cette soif si ardente
Et redonne au feuillage et aux fleurs languissantes
Cette vivacité et ce port souverains !
Rayonnez, beaux joyaux qui enchantez nos heures
Heures du bel été propice aux floraisons
Trop tôt vous passerez, trop tôt mourrons vos fleurs
Qui sonneront le glas de la belle saison.
Elle est si courte la belle saison d’été ! Après le 15 août , la nostalgie nous gagne à sentir déjà s’approcher l’automne !
