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Goûter
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Ma pipe avait, ce soir, l’odeur de la moisson
Qui, sans cesse, nous hante et toujours recommence
Et de ce tabac blond, je m’emplissais la panse,
Comme m’allais nourrir, de vers, quelque poisson ;

Je fumais des rubis et, dans l’azur immense,
Se collait la fumée à l’intrigant pinson
Qui sifflait, sous la pluie, une improbable danse
A se gargariser tout son être, d’un son ;

Dansons, c’est le moulin qui tourne entre deux pierres,
Qui tourne et tourne encor sur toutes les rivières,
Quand la meule écrase le grain,

Pensons, c’est un chemin dont nos âmes sont fières
Et dicte à notre esprit les plus tendres prières,
Comme la gueule croque un pain.

© Poème posté le 17/08/2024 par Lau

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