Ballade l'arbre qui veut s'élancer jusqu'au ciel
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Je vois très loin, bien plus qu’à l’horizon
En dépassant tant d’arbres mes confrères,
Toujours présents dedans chaque saison,
Je les veux tous comme autant de compères
Avec leur corps portant leurs mines fières
Pourtant, jaloux de leurs fortes prestances,
Moi, l’arbre nain, j’envie leurs existences
Mais si tout ça semble superficiel,
Je me redis ces quelques mots intenses :
Je voudrais tant m’élancer jusqu’au ciel.
Je suis l’arbuste en quête de blason
Plus près du sol que les basses fougères,
Touchant les murs de la simple maison,
Le végétal qui cache ses misères,
Pleurant le sort de ses branches amères.
Lié pourtant par quelques accointances,
Un nœud vital fait de coexistences,
Je répète à l’être providentiel
Ces mots surfaits comme autant de sentences :
Je voudrais tant m’élancer jusqu’au ciel.
J’entends des voix, le cœur en pâmoison,
Chanter là-haut dans d’étranges repères,
Tout près des cieux où l’ange a sa maison
Et j’imagine un monde sans colères,
Toujours peuplé de merveilleux mystères
Alors je crois que, malgré les distances,
Près du soleil, vainqueur des résistances,
En murmurant d’un ton confidentiel
J’aime à penser, tout plein de rouspétances :
Je voudrais tant m’élancer jusqu’au ciel.
Princes, si fiers de vos omnipotences,
Vous vous parez de mille compétences
Portant cet air souvent superficiel ;
Je vous envie, au fil des circonstances :
Je voudrais tant m’élancer jusqu’au ciel.
En dépassant tant d’arbres mes confrères,
Toujours présents dedans chaque saison,
Je les veux tous comme autant de compères
Avec leur corps portant leurs mines fières
Pourtant, jaloux de leurs fortes prestances,
Moi, l’arbre nain, j’envie leurs existences
Mais si tout ça semble superficiel,
Je me redis ces quelques mots intenses :
Je voudrais tant m’élancer jusqu’au ciel.
Je suis l’arbuste en quête de blason
Plus près du sol que les basses fougères,
Touchant les murs de la simple maison,
Le végétal qui cache ses misères,
Pleurant le sort de ses branches amères.
Lié pourtant par quelques accointances,
Un nœud vital fait de coexistences,
Je répète à l’être providentiel
Ces mots surfaits comme autant de sentences :
Je voudrais tant m’élancer jusqu’au ciel.
J’entends des voix, le cœur en pâmoison,
Chanter là-haut dans d’étranges repères,
Tout près des cieux où l’ange a sa maison
Et j’imagine un monde sans colères,
Toujours peuplé de merveilleux mystères
Alors je crois que, malgré les distances,
Près du soleil, vainqueur des résistances,
En murmurant d’un ton confidentiel
J’aime à penser, tout plein de rouspétances :
Je voudrais tant m’élancer jusqu’au ciel.
Princes, si fiers de vos omnipotences,
Vous vous parez de mille compétences
Portant cet air souvent superficiel ;
Je vous envie, au fil des circonstances :
Je voudrais tant m’élancer jusqu’au ciel.
