Les cruelles années ont tracé leur chemin,
le maintien est chancelant et le pas léger.
Son visage est ridé comme un beau parchemin.
L’enfant et le vieillard c’est la fragilité.
Le regard est ardent porteur d’anciens bonheurs.
Elle reste là souvent à regarder le ciel,
comme si soudain il n’avait plus de vraies couleurs.
Le déclin de sa vie a pris des tons pastel.
Le corps est tiraillé et perclus de douleurs
et il ne répond plus aux sollicitations.
C’est l’angoisse insidieuse qui éclate en son cœur,
un froid l’étreint parfois avec de grands frissons.
Les photos jaunies du passé sont des amies,
ces petits bouts de souvenir qui rendent émue.
Ce sont des sentiments soyeux de nostalgie.
Le destin est à jour, la sagesse est venue.
On peut imaginer le feu de la bougie
menu et vacillant et prêt à dépérir.
C’est déjà un adieu et un bout d’infini.
C’est l’envol de l’esprit, nous l’appelons «mourir».
