Complainte du vieux phénix
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Vous m'avez condamné, fieffés ornithologues,
A la prison à vie au mépris de la mort.
Or l'éternité n'est qu'un pitoyable sort,
Un fantasme pervers d'apprentis-mythologues.
Mon corps, jadis vêtu de plumes et de pennes,
Usé de s'extirper des cendres de sa peau,
N'arbore sur le chef qu'un grotesque plumeau
Et des pilons chétifs minés par la gangrène.
Rendez-moi l'apparence invincible de l'aigle
Aimé d'une compagne aussi noble que lui,
Tous deux attentifs à couver le même nid
Sans l'affreux châtiment d'échapper à la règle.
Que cessent le cycle infernal des renaissances
Et mon destin cruel de superbe phénix.
Comme un simple mortel je veux franchir le Styx,
Laissant à d'autres le fardeau de l'existence.
A la prison à vie au mépris de la mort.
Or l'éternité n'est qu'un pitoyable sort,
Un fantasme pervers d'apprentis-mythologues.
Mon corps, jadis vêtu de plumes et de pennes,
Usé de s'extirper des cendres de sa peau,
N'arbore sur le chef qu'un grotesque plumeau
Et des pilons chétifs minés par la gangrène.
Rendez-moi l'apparence invincible de l'aigle
Aimé d'une compagne aussi noble que lui,
Tous deux attentifs à couver le même nid
Sans l'affreux châtiment d'échapper à la règle.
Que cessent le cycle infernal des renaissances
Et mon destin cruel de superbe phénix.
Comme un simple mortel je veux franchir le Styx,
Laissant à d'autres le fardeau de l'existence.
Poème inspiré par le dessin de Paul Klee "Greiser Phönix" et par le poème de Siméon Guillaume de la Roque https://lespoetes.net/forumvoirtopic.php?t=23127&page=1
