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Arthur
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Il était des plaisirs à vénérer les ormes,
Quel autre bois plus sec eût construit les affûts
Pour les boulets ? Lui, répercutait les raffuts
Et dézinguait l’espèce et, cela, dans les normes.

Il n’était d’autre choix qu’être trafiquant d’armes
Or, quand l’on nait poète, on se fout de l’avis,
-On est son propre père, on est son propre fils-
Et de la femme on sait apprivoiser les charmes.

Mais il ne faut pas s’étonner que le genou
Flanche et qu’un matin, l’on soit meurtri tel un gnou,
Sur le sable de la savane ;

Le sang qu’on sent couler n’a besoin que d’un mot,
Sous le ciel de Harar, un borborygme, un rot,
Et qu’avance la caravane.

© Poème posté le 28/07/2024 par Lau

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