A l'ombre des lys
6
L’étoile se meurt encore cette nuit,
Le poète pleure et ses larmes fleurissent
Sur la page chaque mot enseveli,
L’encre noire rêvant à l’ombre des lys.
Il sait que les aiguilles ont fui l’insomnie,
L’horloge dormant sur le sable ébloui
Il attend sa muse qui ne viendra pas
Quand vacillent déjà les nymphéas.
Son cœur se saisit des heures s’ébattant
Si près du jour assujetti à sa plume,
Le ciel coulant dans l’embrasure du temps,
Drapé de l’enfance emmailloté de brume.
Il vit chaque mot raturant le mensonge,
L’oubli se murant dans le cri du silence,
Consumant l’indicible dans les luisances,
Son sang ombrant la paupière bleue du songe.
Le poète pleure et ses larmes fleurissent
Sur la page chaque mot enseveli,
L’encre noire rêvant à l’ombre des lys.
Il sait que les aiguilles ont fui l’insomnie,
L’horloge dormant sur le sable ébloui
Il attend sa muse qui ne viendra pas
Quand vacillent déjà les nymphéas.
Son cœur se saisit des heures s’ébattant
Si près du jour assujetti à sa plume,
Le ciel coulant dans l’embrasure du temps,
Drapé de l’enfance emmailloté de brume.
Il vit chaque mot raturant le mensonge,
L’oubli se murant dans le cri du silence,
Consumant l’indicible dans les luisances,
Son sang ombrant la paupière bleue du songe.
