Comme en suçant son pouce
le temps des jeunes pousses
qui tendrement enlacent
papa maman qui passent
tout doucement nous pousse
vers les temps qui trépassent
Berceuse et requis-haime
petits deviennent grands
et grand-parents s’effacent
comm’pour laisser la place
Que la fête commence
humains en transhumance
Le temps du blé en herbe**
frisson de vent sur champ
bien avant la moisson
de chair gorgée de vie
c’est le temps de l’amour***
violent adolescent
des teen anti has-been
du hard anti ringard
c'est le temps qui recèle
des trésors éternels
vivant incandescent
c’est le temps du homard
croisé armur-ricain*
c’est le temps des copains***
c'est le temps qui décèle
les lenteurs habituelles
contre le temps pas-rang
c’est le temps qui harcèle
d’envies tous les contr’temps
le temps des jeunes pousses
très violemment repousse…
…comm’si le Temps toujours livrait
le bon grain et l’ivraie…
