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Impuissance
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Au fond de ce lit étranger
noyé dans un coussin trop mou
je veille
Difficile de voyager
Quant à courir le guilledou...

Personne depuis le repas
L'infirmière ne viendra pas
Avec elle, je suis vivant
Je peux m'imaginer avant
Je veille

Dehors, le jour s'abandonne
paré d'étoiles félonnes
Je veille
Dans l'immobilité du décor
je rêve ma vie, encore

Pour le prisonnier de son corps
elle n'en finit pas la nuit
Montent les rires du dehors
Le matin est frère du bruit
Je veille

© Poème posté le 04/07/2024 par Varech

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