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La mort m'emporte
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L'aube encor trop loin, pour qu'elle s'agite,
que s'éveille mon corps, qui lui appartient,
je transpire, voulant mettre la nuit en fuite,
tous ses monstres dans les moindres recoins.

Dans un noir crépuscule, voyant la fin venir,
des caresses de la mort, portées par traîtrise,
quand mon âme semble, sur le moment fléchir,
s'entrouvre mon tombeau, sans aucune surprise.

En des soupçons d'images, devenues caricatures,
que de doux baisers parfumés, que toi seule donne,
mes mots en ma gorge, se nouent et se ligaturent,
je fuis vers cet imaginaire, dans un ultime somme.

© Poème posté le 03/07/2024 par Okami

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