Fiancés éclairs
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Un rien timides, un brin sauvages
simplement heureux du voyage
En petits pêcheurs d'illusions
nous formions un drôle d'équipage
tels des étrangers sans bagage
Déjà trop loin du village
à peine surpris par l'orage
avides surtout de sensations
Tonnerre et pluie ont leurs langages
propices aux vagabondages
Nous avons couru sur la plage
ignorant tout, hors nos visages
qui écrivaient une partition
Nos silences se voulaient messages
de pensées quelque peu volages
Une grotte, quelques branchages
Le sable en guise de couchage...
Cédant sans peine à nos pulsions
Elle se mit nue, sans badinage
J'en fis autant, je ne suis guère sage
Très longtemps, le voisinage
nous a condamnés au mariage
En voilà une conclusion !
Quant aux discours de L'entourage...
Vous n'en saurez pas davantage
Reste que les soirs où rit l'orage
son corps d'alors m'est paysage
