Aux soins du feu
3
Les galants cheminant d’un pas lent dans les palais,
Aux couloirs somnolents en leurs murs argileux,
Au soir de l’existence, eux qui déambulaient,
Se blottissent, comme des loirs, dans leurs gilets frileux.
Ils déposent des sonnets, aux pieds des cheminées,
Des tombeaux aux années, qui, comme un bas, filaient,
Des ballades vespérales aux mies parcheminées,
Doux à leurs pieds mignons, ainsi que des galets.
L’âtre où, doucettement, la vie s’est consumée,
En attisent le foyer, les vers brûlant d’amour,
Y resplendissent les flammes dédiées à l’être aimé,
Et les bellâtres, dame, y éternisent leur cour.
Quatre à quatre, la vie dévalant l’escalier,
Les baladins excellent dans l’aise d’emprisonner,
Son essence, en quatrains, des plumes sur le boulier,
Que leurs regards de braises se plaisent à tisonner.
Aux couloirs somnolents en leurs murs argileux,
Au soir de l’existence, eux qui déambulaient,
Se blottissent, comme des loirs, dans leurs gilets frileux.
Ils déposent des sonnets, aux pieds des cheminées,
Des tombeaux aux années, qui, comme un bas, filaient,
Des ballades vespérales aux mies parcheminées,
Doux à leurs pieds mignons, ainsi que des galets.
L’âtre où, doucettement, la vie s’est consumée,
En attisent le foyer, les vers brûlant d’amour,
Y resplendissent les flammes dédiées à l’être aimé,
Et les bellâtres, dame, y éternisent leur cour.
Quatre à quatre, la vie dévalant l’escalier,
Les baladins excellent dans l’aise d’emprisonner,
Son essence, en quatrains, des plumes sur le boulier,
Que leurs regards de braises se plaisent à tisonner.
