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Le voleurd'ombres
8

Une tourterelle se refusait d’aimer
D’un rideau de pluie ceint son livide cœur
Parfois, un rayon perdu perçait ses peurs
Et le jour saignait des perles insensées.

De ton ombre, tu dois te débarrasser
Lui chanta le merle, subrepticement.
Elle ternit ton pauvre cœur, ma douce aimée,
Toi qui brilles comme un diaphane diamant.

Sitôt dit, sitôt fait. Privée de son ombre,
La belle ignorait le jour et la nuit même.
Le méchant volatile, dans la pénombre
Drapée de la sienne fulminait, si blême.

L’ombre ne le quitta plus désormais et
Un merle blanc, vous l’aurez compris fut la
Risée de tous tandis que toujours dansait,
Près de son ombre la belle au cœur grenat.


Ma première fable
Je ne puis modifier mon titre , l'ombre s' y est certainement glissée.

© Poème posté le 22/05/2024 par Loren

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