Un couple fusionnel
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Pour mettre au monde une chanson,
Il faut tresser à l’unisson
Un Texte et une Mélodie
Qui s’ajustent sous des dehors
Brodés d’harmoniques accords.
Et dont la fusion irradie.
Alors, ce couple improvisé
Et désormais synchronisé
Pour le meilleur et pour le pire
Se voit lié par un destin
Que l’on imagine sans fin
Sous l’égide d’un même empire.
Chez eux, nulle infidélité,
Il n’est pas de notoriété
De les voir jamais l’un sans l’autre,
Un hypothétique galant
Qui, pour Elle, est pris d’un élan,
Dans le ridicule se vautre.
Il faut le remarquer pourtant,
Oui, à l’occasion, on l’entend,
Elle sans Lui fredonnée seule
Comme une fille à l’air distrait
Qui, sans cavalier, danserait,
La partition a moins de gueule !
Il n’est pas rare également
Que Lui aussi, comme un amant
Dépouillé de sa partenaire,
A être seul, soit cantonné,
Et même s’il est bien tourné,
Il paraît valétudinaire.
Souvent natifs du même temps,
On peut constater cependant
Entre eux parfois, un écart d’âge,
Un ancêtre avec un tendron,
Une aïeule et un corydon,
Mais leur entente est sans ombrage.
ET quand ils tanguent tous les deux,
enlacés, tendres, amoureux,
Mus par un brillant interprète,
Que le rythme soit endiablé
Ou de gravité, affublé,
Leur prestation est une fête.
Chanson d’amour ou de marins,
De soldats ou de carabins,
Complainte, lied, hymne, comptine,
Ce gracieux couple fusionnel
Est un bol d’air occasionnel
Qui nous dévoie de la routine.
Quelques couplets bien ciselés
Judicieusement accolés
A une svelte ritournelle,
Voilà de quoi, sans suspicion,
Nous envelopper d’émotion
Et nous rendre la vie plus belle.
Il faut tresser à l’unisson
Un Texte et une Mélodie
Qui s’ajustent sous des dehors
Brodés d’harmoniques accords.
Et dont la fusion irradie.
Alors, ce couple improvisé
Et désormais synchronisé
Pour le meilleur et pour le pire
Se voit lié par un destin
Que l’on imagine sans fin
Sous l’égide d’un même empire.
Chez eux, nulle infidélité,
Il n’est pas de notoriété
De les voir jamais l’un sans l’autre,
Un hypothétique galant
Qui, pour Elle, est pris d’un élan,
Dans le ridicule se vautre.
Il faut le remarquer pourtant,
Oui, à l’occasion, on l’entend,
Elle sans Lui fredonnée seule
Comme une fille à l’air distrait
Qui, sans cavalier, danserait,
La partition a moins de gueule !
Il n’est pas rare également
Que Lui aussi, comme un amant
Dépouillé de sa partenaire,
A être seul, soit cantonné,
Et même s’il est bien tourné,
Il paraît valétudinaire.
Souvent natifs du même temps,
On peut constater cependant
Entre eux parfois, un écart d’âge,
Un ancêtre avec un tendron,
Une aïeule et un corydon,
Mais leur entente est sans ombrage.
ET quand ils tanguent tous les deux,
enlacés, tendres, amoureux,
Mus par un brillant interprète,
Que le rythme soit endiablé
Ou de gravité, affublé,
Leur prestation est une fête.
Chanson d’amour ou de marins,
De soldats ou de carabins,
Complainte, lied, hymne, comptine,
Ce gracieux couple fusionnel
Est un bol d’air occasionnel
Qui nous dévoie de la routine.
Quelques couplets bien ciselés
Judicieusement accolés
A une svelte ritournelle,
Voilà de quoi, sans suspicion,
Nous envelopper d’émotion
Et nous rendre la vie plus belle.
