Noé
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IGR, aujourd'hui, c'est une petite journée,
Juste un flacon de sang, me voilà reparti
Il est là, il m’attend, et je suis abonné,
Il est devant l'accueil, je monte dans mon taxi.
Exceptionnellement, je m'assieds à l'avant,
Car un autre malade va monter avec moi.
Au travers de la vitre, je les vois marchant,
Une femme et son enfant, et c'est déjà l'émoi...
Un p'tit garçon dans une poussette bleue, il dort.
Son visage m'effraie, il est blanc comme la mort.
La tête sur le côté, il se repose, bien fort,
Là, sur le côté, un tuyau de son nez sort...
Délicatement sa mère l'extrait du siège
Et vient le poser à l'arrière du taxi,
L'enfant dérangé, râle un peu, se réveille,
Tandis que sa mère doucement le déshabille.
Il émerge de son sommeil et me regarde,
Je lui adresse un petit "coucou" de la main,
Il me le renvoie, et ça, ça me poignarde,
Car c'est vrai que nous sommes sur le même chemin...
Puis il me fait un grand sourire et se rendors
Fatigué, épuisé, de n'être que soigné
Son sourire m'a fait pleurer, trop, mais j'adore
Car c'était de la joie, et jamais de pitié.
Je sais que, quelque part, j'aimerais être lui,
Sans jamais réfléchir, sans me brûler la tête
En toute simplicité, il accepte la vie,
Sans penser à la mort, sans penser à cette quête.
Emprisonnés, tous deux par cette maladie,
Il est bien plus libre que moi, ne pense pas !
L'insouciance de l'enfance...moi, je l'envie.
En vie, c'est ce qu'on veut rester, et faire envie...
Il s'appelle Noé, ce petit garçon,
Comme celui de la bible, il a sauvé mon monde,
Juste avec un sourire, un signe à sa façon.
J'espère Noé, qu'il te sauvera, ce monde...
Juste un flacon de sang, me voilà reparti
Il est là, il m’attend, et je suis abonné,
Il est devant l'accueil, je monte dans mon taxi.
Exceptionnellement, je m'assieds à l'avant,
Car un autre malade va monter avec moi.
Au travers de la vitre, je les vois marchant,
Une femme et son enfant, et c'est déjà l'émoi...
Un p'tit garçon dans une poussette bleue, il dort.
Son visage m'effraie, il est blanc comme la mort.
La tête sur le côté, il se repose, bien fort,
Là, sur le côté, un tuyau de son nez sort...
Délicatement sa mère l'extrait du siège
Et vient le poser à l'arrière du taxi,
L'enfant dérangé, râle un peu, se réveille,
Tandis que sa mère doucement le déshabille.
Il émerge de son sommeil et me regarde,
Je lui adresse un petit "coucou" de la main,
Il me le renvoie, et ça, ça me poignarde,
Car c'est vrai que nous sommes sur le même chemin...
Puis il me fait un grand sourire et se rendors
Fatigué, épuisé, de n'être que soigné
Son sourire m'a fait pleurer, trop, mais j'adore
Car c'était de la joie, et jamais de pitié.
Je sais que, quelque part, j'aimerais être lui,
Sans jamais réfléchir, sans me brûler la tête
En toute simplicité, il accepte la vie,
Sans penser à la mort, sans penser à cette quête.
Emprisonnés, tous deux par cette maladie,
Il est bien plus libre que moi, ne pense pas !
L'insouciance de l'enfance...moi, je l'envie.
En vie, c'est ce qu'on veut rester, et faire envie...
Il s'appelle Noé, ce petit garçon,
Comme celui de la bible, il a sauvé mon monde,
Juste avec un sourire, un signe à sa façon.
J'espère Noé, qu'il te sauvera, ce monde...
IGR: Institut Gustave Roussy
