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Comme un arbre dans la ville
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Me voilà détenu, même à l'agonie,
dans un lieu qui m'est étranger,
oxygéné par un air manufacturé,
où le paysage a été tout conquis.

Comme un arbre dans la ville
loin de toutes mes splendeurs,
petit à petit périt mon cœur
privé que je suis de mon domicile.

Enserré lâchement de mains d'acier,
emprisonnant mes moindres racines,
mes feuilles devenues alors orphelines,
mes branches et rameaux ainsi étouffés.

Comme un arbre dans la ville
loin de toutes mes splendeurs,
petit à petit périt mon cœur
privé que je suis de mon domicile.

Je me meurs chaque jour qui fuit,
pleurant ma nonchalance létale,
dans l'isolement de ma terre natale,
d'une réalité proche de la folie.

Comme un arbre dans la ville
loin de toutes mes splendeurs,
petit à petit périt mon cœur
privé que je suis de mon domicile.

Je vous pardonne mais vous supplie,
dans l'espoir ultime d'une résurrection,
crucifié sur la croix de votre déraison,
de me laisser un jour vivre ma vie.

Comme un arbre dans la ville
loin de toutes mes splendeurs,
petit à petit périt mon cœur
privé que je suis de mon domicile.

© Poème posté le 23/04/2024 par Okami

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