L'arbre et le volcan
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Je saisis à plein bras le vaste tronc de l'arbre
Pour entendre monter, le long de sa racine
Enfoncée dans le sol telle une vive épine,
Son sang qui dure plus que le solide marbre.
Humblement, vers le ciel tout son bois ferme il cabre
Tandis qu'en sa ramure on oit du vent bénine,
De ce temps qui le bat d'autant plus qu'il culmine,
L'interminable plainte après le coup de sabre.
Que tout soit emporté, par l'inlassable lave
Qui résume les faits nous disant rien n'est grave,
Ainsi que le conclut le sage et curieux Pline,
A nouveau tu surgis offrant tous tes bourgeons ;
De l'inerte au vivant qui s'exclament : Bougeons !
Te devons tous merci de venter... Ventoline.
Pour entendre monter, le long de sa racine
Enfoncée dans le sol telle une vive épine,
Son sang qui dure plus que le solide marbre.
Humblement, vers le ciel tout son bois ferme il cabre
Tandis qu'en sa ramure on oit du vent bénine,
De ce temps qui le bat d'autant plus qu'il culmine,
L'interminable plainte après le coup de sabre.
Que tout soit emporté, par l'inlassable lave
Qui résume les faits nous disant rien n'est grave,
Ainsi que le conclut le sage et curieux Pline,
A nouveau tu surgis offrant tous tes bourgeons ;
De l'inerte au vivant qui s'exclament : Bougeons !
Te devons tous merci de venter... Ventoline.
©JIM
