Confidences
14
Souvent, l'arbre frémit de tout ce qu'il entend,
Ses feuilles se troublant, se meuvent en osmose,
On croirait que le vent de sa paume l'effleure,
Caresse sa tignasse et tapote son front.
Il ne répond jamais au cri, chuchotement
Qu'il écoute sans bruit comme s'ouvre la rose
Et muet, il enferme en son âme qui affleure,
Les espoirs ou les pleurs imprimés sur son tronc.
Un arbre se révèle ainsi donc une malle
Où s'endorment des mots, des rêves à foison,
Y meurent des soupirs, confidences qui tissent
Entre lui, ses amis des liens ténus cachés.
Parfois, quand son destin d'essence végétale
Le réduit en tiroirs de meubles de maison,
Sans souci, des secrets et des trésors s'y glissent,
Prolongements discrets de souffles confessés.
Ses feuilles se troublant, se meuvent en osmose,
On croirait que le vent de sa paume l'effleure,
Caresse sa tignasse et tapote son front.
Il ne répond jamais au cri, chuchotement
Qu'il écoute sans bruit comme s'ouvre la rose
Et muet, il enferme en son âme qui affleure,
Les espoirs ou les pleurs imprimés sur son tronc.
Un arbre se révèle ainsi donc une malle
Où s'endorment des mots, des rêves à foison,
Y meurent des soupirs, confidences qui tissent
Entre lui, ses amis des liens ténus cachés.
Parfois, quand son destin d'essence végétale
Le réduit en tiroirs de meubles de maison,
Sans souci, des secrets et des trésors s'y glissent,
Prolongements discrets de souffles confessés.
