Les Chasseurs d'Esprits Libres
2
La lune,
Rallume mon âme, allège mes drames,
Mais dans mes draps, ravive cette trame,
Ecorche ma passion, éteins ma flamme.
Et ma patience devient mon arme...
Le doigt sur la gâchette, j'atteins le calme.
J’attends!
Que coule le sang, que se verse ma rage,
Que tombent les anges, que frappe l'orage,
Donc cette page je teins depuis ma cage.
A l'écart par manque de tact ou de rouage,
Je plaide victime de ce braconnage.
Ma différence,
Vous l’avez tous en vous, elle est acquise
Cette peur qui échappe à ta maîtrise,
Ou cette erreur lourde que tu appelles bêtise.
Cette parole qui fuit à ton contrôle….
Quand changer d'émotion n’est plus si drôle.
Touché…
Chassé pour avoir réveillé l’eau qui dort,
Chez les hommes, mes frères, ces conquistadors
Pour qui l’acte peut précipiter ta mort,
Mais dont la moindre parole est un trésor.
Comme si tu étais un fou ou un jeteur de sorts.
J’habite,
Cette triste maison au coin de rue, avec vue
Sur les pleurs des parents qui n'auraient jamais cru
Que leurs enfants, ces monstres, ces anges déchus
Ne puissent finir par devenir des reclus
D'une société qu'ils suivent, les mains tendues.
Vers les cieux,
J’adresse ma missive, alors à Gabriel
Puisqu'ici les anges n’ont plus d’ailes
Et l’avenir se fait noir sans chandelle.
Ecoutez vos enfants perdus, tombés du ciel,
Chez qui les maux restent et deviennent éternels
Chez les dieux...
Nous trouverons notre place parmi les saints,
Puisque notre volonté est saine et simple.
Nous autres les proies emprises de la contrainte.
“A nos pulsions, à notre destin, à nos envies mordantes, à nos chagrins, à nos remords, notre peur du lendemain, à notre intensité et d'avoir refusé le chemin.
Pour avoir été hors-normes, disjoint ou trop distincts”
Leurs jugements ne seront pas les tiens.
Rallume mon âme, allège mes drames,
Mais dans mes draps, ravive cette trame,
Ecorche ma passion, éteins ma flamme.
Et ma patience devient mon arme...
Le doigt sur la gâchette, j'atteins le calme.
J’attends!
Que coule le sang, que se verse ma rage,
Que tombent les anges, que frappe l'orage,
Donc cette page je teins depuis ma cage.
A l'écart par manque de tact ou de rouage,
Je plaide victime de ce braconnage.
Ma différence,
Vous l’avez tous en vous, elle est acquise
Cette peur qui échappe à ta maîtrise,
Ou cette erreur lourde que tu appelles bêtise.
Cette parole qui fuit à ton contrôle….
Quand changer d'émotion n’est plus si drôle.
Touché…
Chassé pour avoir réveillé l’eau qui dort,
Chez les hommes, mes frères, ces conquistadors
Pour qui l’acte peut précipiter ta mort,
Mais dont la moindre parole est un trésor.
Comme si tu étais un fou ou un jeteur de sorts.
J’habite,
Cette triste maison au coin de rue, avec vue
Sur les pleurs des parents qui n'auraient jamais cru
Que leurs enfants, ces monstres, ces anges déchus
Ne puissent finir par devenir des reclus
D'une société qu'ils suivent, les mains tendues.
Vers les cieux,
J’adresse ma missive, alors à Gabriel
Puisqu'ici les anges n’ont plus d’ailes
Et l’avenir se fait noir sans chandelle.
Ecoutez vos enfants perdus, tombés du ciel,
Chez qui les maux restent et deviennent éternels
Chez les dieux...
Nous trouverons notre place parmi les saints,
Puisque notre volonté est saine et simple.
Nous autres les proies emprises de la contrainte.
“A nos pulsions, à notre destin, à nos envies mordantes, à nos chagrins, à nos remords, notre peur du lendemain, à notre intensité et d'avoir refusé le chemin.
Pour avoir été hors-normes, disjoint ou trop distincts”
Leurs jugements ne seront pas les tiens.
"Je pense que nous sommes tous des malades mentaux; Ceux d'entre nous qui ne sont pas internés cachent leur folie mieux que les autres, voila tous..."
-----
Original :
“I think that we're all mentally ill. Those of us outside the asylums only hide it a little better...”
Stephen king
-----
Original :
“I think that we're all mentally ill. Those of us outside the asylums only hide it a little better...”
Stephen king
