La nature lentement reprenait ses teintes automnales
Et abandonnait sa luxuriance et son exubérance estivales
La terre était encore fertile et chaude
Et berçait le coeur de randonneurs en maraude
Venus chercher au fond de la forêt, des champignons.
Soudain, une jeune fille s’écroula frappée en plein front
Du sang coulait sur son beau visage virginal
Qui n’avait jamais été outragé par le mal
Des cris, de la stupeur, des pleurs de colère et de douleur
S’élevèrent contre la bêtise cruelle et la sauvagerie des chasseurs
Qui tiraient sans certitude sur de pauvres animaux
Alors, entendant les cris, ils agitèrent comme de grandes faux,
Leurs fusils meurtriers, en appelant enfin à cesser le feu
Prenant conscience, du tir perdu et malheureux
Qui ôta en quelques secondes, la vie à l’innocence
D’une jeune fille qui sortait à peine de l’enfance.
Poème écrit par
Guillaume Prevel
Jour de deuil
2
Tous droits réservés © Poème posté le 04/03/2024 par Guillaume Prevel
...
