Le mal, la peur, l'amour
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Ce matin j'écris comme je suis, dans le noir.
Le mal s'installe, doucement, les choses changent...
Tellement chamboulé, ici c'est le foutoir !
Ma tête ne pense plus et les mots se mélangent.
Les mots ne viennent plus dans le bout de mes doigts
Et avant qu'elles n'arrivent, les lettres sont brouillées.
Je résiste bien mal au mal qui me soudoie,
Y'a que lui dans ma tête, mes pensées kidnappées...
Je le sens, il me ronge, et le mal s'installe
Il reste supportable, mais il est dérangeant
Quelques viles secousses pourtant me font si mal
J'imagine la suite, c'est moi, me naufrageant
Les étapes à venir, m'interrogent et font peur
Les maux, dissimulés que j'ai disséminés
Dans l'écrit, qui cache bien ces cris de douleur,
Les maux vous les verrez, sur ce terrain miné
Ce sera terminé, vous me verrez, miné
Diminué, il va contaminé vos âmes.
Vos sourires il va redessiner, effacer.
Les larmes couleront alors jusqu'à l'infâme
Lors, noyés dans le flots des sentiments contraires
Je sais parfaitement que si moi, je simule
Vous, vous ferez de même afin de me distraire
Afin que cette peur, plus jamais ne m'accule
Le mal est comme ces deux miroirs qui se font face
Qui se renvoient leurs images indéfiniment
C'est l'début du combat, ce n'est que la préface
Et jusqu' à l'épilogue, serais-je combattant ?
J'suis deja désarmé par tout ce qui m'arrive
Alors même que les armes, je devrais les prendre
Et lutter sans merci afin que je survive,
Et cette maladie, il faudrait la pourfendre.
Apprendre à se battre sans se laisser abattre
Et m'appuyer sur vous, en ayant sans le dire,
Des pensées sur la fin, sur une fin noirâtre
Sur une fin probable, une fin à subir
Et ma plus grande peur se réalisera,
Mon mal vous atteindra alors violemment
Pour toutes ces choses probables, hypothétiques, voilà !
Je me mets bien à mal, et dors moins longtemps
Parfois absent le jour, pollué de pensées,
Non, ce n'est pas ma mort qui me fait tant de peur
Mais ses conséquences sur vous, être aimés !
Et je vous imagine, au cœur de la torpeur...
Alors je vous le dis, la vie est importante,
Laissez pas le démon venir gâcher vos vies.
Vivez ! Oui vivez fort, votre vie palpitante
Vivez, vivez à perdre haleine, vivez à vie...
Moi, j'aurais vu, vécu, et puis j'aurais aimé
Oh Oui ! combien j'aurais aimé, infiniment.
Mon amour, aimé, inconditionnellement
Ma vie n'aurait été, si je n't'avais aimé !
J'ai la trouille pour toi, la trouille de te laisser.
Peur que ta carapace, celle que tu t'es forgée,
Peur qu'elle craque, bien trop peur que tu craques.
La peur me traque à penser que tu n'te détraques
Il faudra que tu reste toi, forte et puissante,
Charmante, souriante et aimante, mon cœur ,
C'est ça mon testament, reste éblouissante !
Ainsi je te verrais , et je n'aurai plus peur
Si vous avez bien lu, mes lignes et mes mots
Alors mes enfants, vous serez préparés
Mais cette différence, je la connais bien trop,
Entre ce que l'on croit savoir, et ce qui est...
Comme père j'ai sûrement loupé des choses , c'est sûr !
Pardon, pour toutes ces choses, ces petites griffures
On ne naît jamais père, père on le devient,
Et l'on traîne souvent les erreurs du sien.
Mais, malgré mes erreurs, mon amour est resté,
Infaillible, et quelle que soient les situations.
C'est juste cette image que j'voudrais vous laisser
L'amour reste vivant, après disparition...
