Toi et moi
1
Je suis moi et tu es toi.
C’est entendu ! Mais…
N’habitons-nous pas la même maison ?
Nous sommes donc « nous » !
Moi aussi je crains la solitude,
J’appréhende de me tromper,
De ne pas savoir comment faire.
J’oublie qu’on ne me connaît pas
Comme je me connais mais plus comme je m’ignore !
La moindre tempête, ne fût-elle qu’un coup de zéphir
Pourrait troubler mon île robinsonnienne !...
D’ailleurs ton flot qui vient mourir sur mes abords
Emporte toujours un peu de moi,
Mais je ne sais quoi ; le noble ou le dérisoire ?
Sitôt qu’on s’approche,
Toi et moi, inconnus l’un pour l‘autre,
Ou qu’on se croise, qu’on se voit
Voire qu’on s’entende seulement,
Il se passe forcément quelque chose,
Un souvenir, une énergie, le vent d’une intuition,
Peut-être même sent-on remonter une odeur de madeleine...
Tu es lambda ni plus ni moins qu’un autre,
Comme moi pour toi.
Nous n’avons pas à devenir amis,
Et pas non plus copains ou amants !
Nous devons seulement faire fi de l’indifférence
Briser la fermeture,
Annihiler la peur de l’autre, trop différent...
Comme si soi-même on était LE modèle !
Mettons à mal cette prétention
Qui monte le « je » en épingle agressive pour les autres !
Un peu d’humilité pourrait suffire
Ne serait-ce qu’à manifester notre Humanité
Et révéler un peu nos humanités...
C’est entendu ! Mais…
N’habitons-nous pas la même maison ?
Nous sommes donc « nous » !
Moi aussi je crains la solitude,
J’appréhende de me tromper,
De ne pas savoir comment faire.
J’oublie qu’on ne me connaît pas
Comme je me connais mais plus comme je m’ignore !
La moindre tempête, ne fût-elle qu’un coup de zéphir
Pourrait troubler mon île robinsonnienne !...
D’ailleurs ton flot qui vient mourir sur mes abords
Emporte toujours un peu de moi,
Mais je ne sais quoi ; le noble ou le dérisoire ?
Sitôt qu’on s’approche,
Toi et moi, inconnus l’un pour l‘autre,
Ou qu’on se croise, qu’on se voit
Voire qu’on s’entende seulement,
Il se passe forcément quelque chose,
Un souvenir, une énergie, le vent d’une intuition,
Peut-être même sent-on remonter une odeur de madeleine...
Tu es lambda ni plus ni moins qu’un autre,
Comme moi pour toi.
Nous n’avons pas à devenir amis,
Et pas non plus copains ou amants !
Nous devons seulement faire fi de l’indifférence
Briser la fermeture,
Annihiler la peur de l’autre, trop différent...
Comme si soi-même on était LE modèle !
Mettons à mal cette prétention
Qui monte le « je » en épingle agressive pour les autres !
Un peu d’humilité pourrait suffire
Ne serait-ce qu’à manifester notre Humanité
Et révéler un peu nos humanités...
