Zébu
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Zébu
Lors d’une année de vaches maigres,
Le soleil assécha buissons et acacias.
Antilopes, girafes, babouins
Tous avaient peau de chagrin.
Un jeune Zébu de Madagascar dit :
–Salut ! Je pars dans un verdoyant pays.
Notre bovidé fut surpris dans ce pays si riche
De dénicher des tas de pommes en friches.
Buvant à mille rus, l’herbe y poussait drue,
Avoine et luzerne se broutaient à foison.
Requinqué, rassasié, au bout de quelque temps,
La nostalgie au cœur, il pleurait ses parents.
Foin de moi, je vais me faire de nouveaux amis.
Il salua un bœuf sous un pommier fleuri :
–Pour faire pâture ensemble,
Allez donc faire raser votre bosse
Mugit le ruminant d’un ton plus que féroce.
–Tout bossu que je sois, moi zébu
Je suis votre cousin, famille des bovins.
–S’il fallait pâturer avec tous mes cousins,
Dans ma verte prairie il ne resterait rien.
Meuh !Hors de ma vue, vilain zébu
Allez donc vous faire embaucher au zoo
On vous y donnera bonne pitance.
Ainsi notre Zébu tourne et tourne en sa cage,
Derrière les barreaux encore mille barreaux…
S’il mangeait à sa faim, il mourut de chagrin.
Lors d’une année de vaches maigres,
Le soleil assécha buissons et acacias.
Antilopes, girafes, babouins
Tous avaient peau de chagrin.
Un jeune Zébu de Madagascar dit :
–Salut ! Je pars dans un verdoyant pays.
Notre bovidé fut surpris dans ce pays si riche
De dénicher des tas de pommes en friches.
Buvant à mille rus, l’herbe y poussait drue,
Avoine et luzerne se broutaient à foison.
Requinqué, rassasié, au bout de quelque temps,
La nostalgie au cœur, il pleurait ses parents.
Foin de moi, je vais me faire de nouveaux amis.
Il salua un bœuf sous un pommier fleuri :
–Pour faire pâture ensemble,
Allez donc faire raser votre bosse
Mugit le ruminant d’un ton plus que féroce.
–Tout bossu que je sois, moi zébu
Je suis votre cousin, famille des bovins.
–S’il fallait pâturer avec tous mes cousins,
Dans ma verte prairie il ne resterait rien.
Meuh !Hors de ma vue, vilain zébu
Allez donc vous faire embaucher au zoo
On vous y donnera bonne pitance.
Ainsi notre Zébu tourne et tourne en sa cage,
Derrière les barreaux encore mille barreaux…
S’il mangeait à sa faim, il mourut de chagrin.
