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Martine à la rime
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J’ai traversé Noël, comme un jour après l’autre,
Je n’ai pas vu Jésus, ni même aucun apôtre,
Mais la morille sèche et le goût du Riesling
M’ont fait briller le corps et mon cœur a fait « ding »,
Il restait du fromage et du pain ‘Pur épeautre’.

J’allais m’en tartiner une longue tartine
D’un beurre, mou, salé mais arriva Martine,
- Ô mais quel joli pull, j’aime sa couleur or !
- Oh seigneur, ça sent bon, t’en reste-t-il encor ?
Martine aimait rouler, elle ondulait, ondine.

Elle confectionna -nubile carnivore-
Ô ma mère ! Une cruche, une outre ouverte, amphore
A dégouliner, là, niquant la molesquine,
-De ses humeurs suintait l’abominable guigne-
Ouverte, elle l’était, j’aimais cette anaphore.

- Sur ce jour trafiqué, quand le Père est vizir,
Je vais te chevaucher ; quand, dans mon plein essor,
A l’apogée, en le déhanchement, mon Sir,
Sois le plus tendre et le plus doucereux trésor ;

C’est que… Pardon…. Tu tombes très mal, à la ligne,
J’attendais une rime autre, pas toi, Martine.


© Poème posté le 16/12/2023 par Lau

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