Mon foyer: Du Tabac à l'Encens
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Près des berges verdoyantes,
Mon foyer de vie où je loge,
Est enchaîné le jour et la nuit,
Par un relent de tabac froid.
Ce monstre d'odeur fait sa loi,
Par sa nature fétide, il enduit,
Les murs, le sol, et déloge
Du foyer, toute essence apaisante.
Bien loin d'être ce cocon chaleureux,
Mon logis n'est plus, il se meurt,
Les arômes et bouquets ont fuit,
Devant l'envahisseur méphitique.
Est-ce la fin d'un abri pathétique?
Ai-je renoncé sans bruit?
Lamentable! Que cesse l'heure,
De demeurer cet être peureux.
Mais voilà que le souvenir
De fragrances, de mon enfance,
Du foyer, d'une mère aimante,
Me recouvre la vue.
Le perlot, au lendemain, finit à la rue,
Comme son oeuvre malodorante,
La trace de sa puissance,
N'est plus qu'un lointain souvenir.
Près des berges verdoyantes,
Mon foyer de vie où je loge,
Est parfumé, le jour et la nuit,
Par de l'encens de bois.
Mon foyer de vie où je loge,
Est enchaîné le jour et la nuit,
Par un relent de tabac froid.
Ce monstre d'odeur fait sa loi,
Par sa nature fétide, il enduit,
Les murs, le sol, et déloge
Du foyer, toute essence apaisante.
Bien loin d'être ce cocon chaleureux,
Mon logis n'est plus, il se meurt,
Les arômes et bouquets ont fuit,
Devant l'envahisseur méphitique.
Est-ce la fin d'un abri pathétique?
Ai-je renoncé sans bruit?
Lamentable! Que cesse l'heure,
De demeurer cet être peureux.
Mais voilà que le souvenir
De fragrances, de mon enfance,
Du foyer, d'une mère aimante,
Me recouvre la vue.
Le perlot, au lendemain, finit à la rue,
Comme son oeuvre malodorante,
La trace de sa puissance,
N'est plus qu'un lointain souvenir.
Près des berges verdoyantes,
Mon foyer de vie où je loge,
Est parfumé, le jour et la nuit,
Par de l'encens de bois.
