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Le mouton et le berger
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Ah ! Liesse populaire et maligne justice,
A la grâce grossière, au jouir spontané,
Toi, l'innocente foule au délire bien né,
Combien tes doux excès mon âme réjouissent !

Il est tant de façons, dans la rue ou en lice,
Que par distraction ou bien lors d'une fête,
Un quidam ou un roi soudain perde la tête,
Ou bien d'avoir trop bu, ou bien de sacrifice.

Le plus doux des moutons par les siens fut lynché ;
Nulle intervention divine, nul miracle,
Ainsi qu'il en convient dans un noble spectacle,

Ne firent les plateaux de balance pencher.
Eteinte la lumière et jeté le torchon,
Comment savoir courir derrière quel chiffon ?
©JIM

© Poème posté le 27/10/2023 par Jim

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