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L’évasion des cabanes(ou Twainer ses guêtres)
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Enfance chloroformée, bonnes notes et Nautamine(1)
Studieuse jusqu’au malaise, une copie conforme,
Des coreligionnaires aux uniformes mines :
L’effort nauséeux enlaidit et déforme.

Niaise enfance bécassine, où les piques assassines,
Touchent au cœur, et s’étendent, comme des tâches poitrinaires,
Trouvent, les génies précoces, et c’est leur corollaire,
Noyés, comme des chagrins, dans de vastes piscines.

Je m’imaginais, ami d’Huckleberry Finn,
Finir dans une cabane, banni dans les sous-bois,
M’initier aux tipis, aux paillasses d’aubépines,
Non, dès l’aube insipide, me tapir, aux abois.

Des nœuds dans la poitrine, faire des cordes à sauter
De joie, dans l’inconnu du fier Mississipi,
Que la soif d’aventure, étanchée, soit répit
Bienvenu, et source, de nos courses exaltées.

L’indélébile serment, d’une goutte sur une épine. :
Devenus frères de sang, nos destinées mêlées,
D’hors- la -loi juvéniles, partageant, des rapines,
L’appartenance secrète, sans détour, jumelés.

Je m’absorbais, pensant, aux voyous charbonneux,
Dans le bain de culture du bayou savonneux,
L’express Saskatchewan, de ses consonnes sifflantes,
Dissipèrent les vapeurs, de magistrales soufflantes.
Le titre est un jeu de mot avec Mark Twain, l'auteur de Tom Sawyer, prononcé à la manière créole (l'afro-américain de chez nous en quelque sorte.)
(1) Anti-nauséeux

© Poème posté le 23/10/2023 par Deshaiessaintes

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