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Imyou-bah : «  ceux qui existaient auparavant »
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N’aie pas l’allure de ce canope poussiéreux,
Tu expires et tu hales ces lambeaux ombreux.

Sous ta parure, tes torsions sont un doux vestige
De dame Vachellia m’offrant les plus beaux vertiges.

Bien que nos viscères aient quitté ces sacs osseux,
Ta menthe poivrée rencontre encore mon lotus bleu.

Brisée par le concours de l’ébène et des siècles,
Mon âme penche sans fin du côté de notre relique sèche.

Ils nous ont joué le sistre et nous ont embaumés,
Bandés en secret, dans ces sinistres sarcophages isolés.

Mais dès lors que notre épitaphe a scellé notre infini,
Anubis l’a gardé en tombeau, sens-tu cette triste idillie ?

Et si, les nuages du Nil pleuraient pour notre nécropole,
Le jasmin des rivages pourrait-il éclore sur nos épaules ?

Pourrait-il à nouveau fleurir et réunir nos paumes ?
Poème dédié à Khnumhotep et Niankhkhnum.

© Poème posté le 16/10/2023 par Gideon

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