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Vanité
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Toi que je désigne du doigt,
Ce corps sans vie,
Ce corps sans joie,
Que cherches-tu avec envie?

Feindre la mort,
Pour jouer au plus fort,
Gagner un brin de temps,
Pour un nouveau printemps?

Erreur de débutant!
Que cesse l'Homme arrogant,
D'embaumer d'artifices un corps,
Pour faire jeu égal avec la mort.

Que cesse ce jeu avec le divin!
L'Homme finit en vain,
Par être toujours poussière,
Malgré ses piètres prières.

Toi que je désigne du doigt,
Quand comprendras-tu que tu es mort?
Te voilà en macchabée pitoyable,
Qu'on expose devant moi,
Tel est le triste sort,
De bien de tes semblables.

© Poème posté le 14/10/2023 par Hades

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