Mandjet
1
Ah, qu'il était mignon mon Numa lionceau !
J'étais jeunette encor quand, en cirque voisin,
Naquit ce beau félin qui têtera mon sein
Une fois devenu mon galant jouvenceau.
Pour que fuient les corbeaux, il fut l'épouvantail
Et demeure celui qui me fit la promesse
Qu'auprès de lui, jamais, ne perdrais ma jeunesse ;
Il ouvre, face au temps, son immense poitrail !
Maintenant qu'il est roi, parmi les grands félins,
Auprès de son ami, passé maître dans l'art
De promettre fusées en vue du grand départ,
Ainsi qu'est le destin pour tous les gros malins,
Sans être pharaonne ni même Eugénie,
J'avance sûrement vers la cryogénie.
J'étais jeunette encor quand, en cirque voisin,
Naquit ce beau félin qui têtera mon sein
Une fois devenu mon galant jouvenceau.
Pour que fuient les corbeaux, il fut l'épouvantail
Et demeure celui qui me fit la promesse
Qu'auprès de lui, jamais, ne perdrais ma jeunesse ;
Il ouvre, face au temps, son immense poitrail !
Maintenant qu'il est roi, parmi les grands félins,
Auprès de son ami, passé maître dans l'art
De promettre fusées en vue du grand départ,
Ainsi qu'est le destin pour tous les gros malins,
Sans être pharaonne ni même Eugénie,
J'avance sûrement vers la cryogénie.
©JIM
