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La rencontre improbable
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L’oiseau cueille le velours de la larme
Dans l’encre rouge au délétère charme
Tout n’est que luisance dans le silence

Le flambeau tait ses sanglots dans la mer

L’astre de lys s’arrache de l’absence
Quand sur sa peau incendiée nait la vague
Ses voiles jetées sur les oubliances
Où fuient les orques et les andriagues

Le flambeau tait ses sanglots dans la mer

Oannes saigne encore la lumière
Atargatis ruisselle de ses ors
Le ciel exsangue jaillit de leurs veines
Rêvant le temps aboluir dans l’aurore
Avant de se perdre sur l’onde vaine

© Poème posté le 21/09/2023 par Loren

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