L'étonnement du bonheur
3
Il est des jours ou je m'étonne
Je vis, je chante, je siffle
Comme si ce n'était pas l'automne
Je ne reçoit plus de gifles
C'est l'étonnement du bonheur
C'est la vie qui sort de mon corps
Qui fait oublier la douleur
Qu'elle est prête pour moi, la mort
Et même dans les moments de joie
On se demande bien pourquoi
Cette petite voie vous rappelle
Et des pensées noires martèlent
Profiter de tout les moments
Faire oublier l'affolement
Et la confusion de l'esprit
Face aux sentiments incompris
Et puis devenir deux êtres
Combattant dans le même corps
Celui qui cherche le bien être
Et l'autre qui montre la mort
L'un lisant les pensées de l'autre
L'autre contrant les pensées néfastes
Que l'un envoie et qui dévastent
Et gagnant le combat sur l'autre
Et parfois il s'endort le mal
Et là revient le moral
Et l'on pense que tout est normal
Que rien ne pourra vous faire mal
Mais quand la sonnerie retentit
C'est le mal qui vous rappelle
Qu'il faudra lutter à tout prix
Qu'il n'y aura plus de vie belle
C'est alors que revient le mal
C'est ton esprit qui vas très mal
Tu ne réagit plus en mâle
Désormais tu n'est plus un mâle
Jusqu'au moment où tu oublie
La vie alors sors de toi
Faisant le plaisir des vivants
Même si la mort est en dedans
Je suis ces sentiments contraires
Je fais tous les jours la guerre
Moi qui prônait les sentiments
Me voilà le soldat du sang
