Les petits marquis
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Petits marquis prétentieux qui ce jour
gouvernez la belle terre de France
oyez le courage de nos ancêtres
de nos preux chevaliers
la splendeur de nos châteaux
la gloire immortelle de nos victoires
le souvenir éternel de nos défaites
Oyez la complainte du temps passé
des paysans aux mains calleuses
qui de la terre de France
ont bâti les cathédrales
de ces manants pendus en Loire
qui bien que moins que rien
ont nourri de leurs os
les champs de blé
vibrant sous l'azur
Messieurs les petits marquis
vos mains sont trop blanches
vos visages sont trop lisses
vos ongles trop polis par votre fatuité
vos discours sont creux
comme le fond de votre âme
vos mots éculés
à force de mensonges
Voyez le sang versé
dans les sillons boueux de novembre
de ces enfants de Verdun
Oyez les sanglots des mères
Belle terre de France
Jamais ombre ne fut plus douce
Jamais pluie ne fut plus ardente
Jamais printemps ne fut plus tendre
quand je lisais dans mes vieux livres
l'histoire de ce vieux pays
aux sources de légendes
Ô milliers de cloches
qui le cœur battant
célèbrent mille ans d'histoire !
Ce baiser que je pose ce soir
sur la terre de France
est un baiser d'amour
Ô France terre de haute destinée
terre d'accueil et de bienveillance
tu as nourri tant d'étrangers
malgré l'ingratitude
sauvé tant de destinées
malgré les insultes !
Messieurs les petits marquis
de piètre gouvernance
la poudre de vos visages
n'est que poudre aux yeux
réveillez-vous !
Soyez enfin des Rois
redressez-vous
et soyez dignes
de ce pays qui vous est confié !
gouvernez la belle terre de France
oyez le courage de nos ancêtres
de nos preux chevaliers
la splendeur de nos châteaux
la gloire immortelle de nos victoires
le souvenir éternel de nos défaites
Oyez la complainte du temps passé
des paysans aux mains calleuses
qui de la terre de France
ont bâti les cathédrales
de ces manants pendus en Loire
qui bien que moins que rien
ont nourri de leurs os
les champs de blé
vibrant sous l'azur
Messieurs les petits marquis
vos mains sont trop blanches
vos visages sont trop lisses
vos ongles trop polis par votre fatuité
vos discours sont creux
comme le fond de votre âme
vos mots éculés
à force de mensonges
Voyez le sang versé
dans les sillons boueux de novembre
de ces enfants de Verdun
Oyez les sanglots des mères
Belle terre de France
Jamais ombre ne fut plus douce
Jamais pluie ne fut plus ardente
Jamais printemps ne fut plus tendre
quand je lisais dans mes vieux livres
l'histoire de ce vieux pays
aux sources de légendes
Ô milliers de cloches
qui le cœur battant
célèbrent mille ans d'histoire !
Ce baiser que je pose ce soir
sur la terre de France
est un baiser d'amour
Ô France terre de haute destinée
terre d'accueil et de bienveillance
tu as nourri tant d'étrangers
malgré l'ingratitude
sauvé tant de destinées
malgré les insultes !
Messieurs les petits marquis
de piètre gouvernance
la poudre de vos visages
n'est que poudre aux yeux
réveillez-vous !
Soyez enfin des Rois
redressez-vous
et soyez dignes
de ce pays qui vous est confié !
