Graine de voyou
En bordure des cités, perdurent bouquets sauvages
D’herbes folles, et ramures cueillies aux commissures
De lèvres tuméfiées, dont la douceur ravage
Commissaires et matons, matant derrière les murs.
Khalid, joli caïd, ton cœur de mica rose,
-Millefeuille de tendres mousses ensemençant ma piaule,-
Met son grain de beauté dans mon granit morose :
Ton gazouillis canaille raille le matou qui piaule.
Affranchies des arrêts de ma prose en souffrance,
Tes moues mutines s’opposent à ma distance mutique,
Les choses précieuses imposent la décence du silence :
Tes battements de cil valent licence poétique.
Tu mets mes poses à nu : comme un camée s’effeuille,
Ton buste de statue aux fragrances Vétiver,
La terre tarabustée en tremble comme les feuilles,
D’arbustes revêtus de leurs parures d’hiver.
Rassemblant des esprits, prisés aux quatre vents,
Relevant les senteurs des gitanes et des blondes
Qui s’absentent, priant, que, ton ramage d’or vivant. (1)
En hommage à Verlaine, renomme le vaste monde.
J’égaye ma veste en laine d’une cravate club vert pomme,
Toi, ton look de loubard, de babioles H&M,
Nos rallyes sont courus et mon tacot slalome,
Entre baraques à frites, bars et barres HLM.
Les œillades des arcades qui, par intermittence,
Cascadent sur tes bouclettes d’archange mahométan,
Me poussent à convertir la vacance en bon temps :
Tes bécots en sont quittes pour boucler la séance.
Manneken Pis en stuc, maquettes de Monastir,
Heineken et pisse d’âne, des marmailles, tiroulis,
Je devance tes foucades, l’œil lapis-lazuli,
On graille dans une roulotte, d’où les zoulous se tirent.
Tabaski, les bosquets, sous les frimas, frissonnent,
Au troquet on boulotte kebabs et paninis,
Tu me surnommes toubab, mon Leica emprisonne,
Tout à trac, ta frimousse toute de frime Panini. (2)
Chaque fois le seuil franchi, je retombe en arrêt,
Ton minois encadré me fige quand il m’accueille,
Noel, on t’enchrista, pour des clous, à Arcueil, (3)
Cadeau pour les cadors, tes parrains, il parait.
D’herbes folles, et ramures cueillies aux commissures
De lèvres tuméfiées, dont la douceur ravage
Commissaires et matons, matant derrière les murs.
Khalid, joli caïd, ton cœur de mica rose,
-Millefeuille de tendres mousses ensemençant ma piaule,-
Met son grain de beauté dans mon granit morose :
Ton gazouillis canaille raille le matou qui piaule.
Affranchies des arrêts de ma prose en souffrance,
Tes moues mutines s’opposent à ma distance mutique,
Les choses précieuses imposent la décence du silence :
Tes battements de cil valent licence poétique.
Tu mets mes poses à nu : comme un camée s’effeuille,
Ton buste de statue aux fragrances Vétiver,
La terre tarabustée en tremble comme les feuilles,
D’arbustes revêtus de leurs parures d’hiver.
Rassemblant des esprits, prisés aux quatre vents,
Relevant les senteurs des gitanes et des blondes
Qui s’absentent, priant, que, ton ramage d’or vivant. (1)
En hommage à Verlaine, renomme le vaste monde.
J’égaye ma veste en laine d’une cravate club vert pomme,
Toi, ton look de loubard, de babioles H&M,
Nos rallyes sont courus et mon tacot slalome,
Entre baraques à frites, bars et barres HLM.
Les œillades des arcades qui, par intermittence,
Cascadent sur tes bouclettes d’archange mahométan,
Me poussent à convertir la vacance en bon temps :
Tes bécots en sont quittes pour boucler la séance.
Manneken Pis en stuc, maquettes de Monastir,
Heineken et pisse d’âne, des marmailles, tiroulis,
Je devance tes foucades, l’œil lapis-lazuli,
On graille dans une roulotte, d’où les zoulous se tirent.
Tabaski, les bosquets, sous les frimas, frissonnent,
Au troquet on boulotte kebabs et paninis,
Tu me surnommes toubab, mon Leica emprisonne,
Tout à trac, ta frimousse toute de frime Panini. (2)
Chaque fois le seuil franchi, je retombe en arrêt,
Ton minois encadré me fige quand il m’accueille,
Noel, on t’enchrista, pour des clous, à Arcueil, (3)
Cadeau pour les cadors, tes parrains, il parait.
(1) cf. Nevermore
(2) Collection de vignettes de joueurs de football
(3) Siège d'une maison d'arrêt
(2) Collection de vignettes de joueurs de football
(3) Siège d'une maison d'arrêt
