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Dette
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Ayant peur de mourir lorsque je couche seul *
Ô sans aucun espoir de rejoindre un aïeul
-Des au-delà, dans mon esprit, point ne caresse-,

Je sens couler aux sangs toute l’atrocité
D’un étranglement sourd et sa férocité,
Dans l’insomnie est la récurrente maîtresse.

De ce lit ravagé, je vois les mêmes ports
Me refusant l’accès quand l’agressive sphinge
Torture ma pensée et, de tirer des bords,
Guère ne sert ; lors, quelque faux-sourire, feins-je.

Quelle est donc cette farce qui fait s’angoisser
Sans aucune raison, et le corps et la tête,
Et cette absurdité qui se met à poisser
Sur mes nuits blanches telle une fatale dette ?

• Dernier vers du poème Angoisse de St. Mallarmé

© Poème posté le 23/08/2023 par Lau

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