Caduc de Nemours
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Enroulant des rubans sur une canne à pommeau,
Je nourris des chimères plus voraces que des lions,
Languis des billets doux comme Ulysse son hameau,
M’énamoure d’une idée rétive à Champollion.
Je dérive vers les bras puissants du fleuve Amour,
D’informes amas graisseux, sombres comme des pensées,
Des billots et des bancs, m’avisent les yeux glacés :
Ce sont les eaux laiteuses du Léthé qui m’entourent.
Des berges où s’entrechoquent, comme de macabres dents
Dans une vase gingivale, de maigres résineux,
-tels les cierges évidés de candélabres ardents-
Invitent à l’abandon au décor caverneux.
L’effroi vif vient marbrer ma livide complexion,
D’un entrelacs bleuté, que les taillis tailladent,
Le courant romantique au tamis de l’action,
Vise une introspection inclinant aux noyades.
Je nourris des chimères plus voraces que des lions,
Languis des billets doux comme Ulysse son hameau,
M’énamoure d’une idée rétive à Champollion.
Je dérive vers les bras puissants du fleuve Amour,
D’informes amas graisseux, sombres comme des pensées,
Des billots et des bancs, m’avisent les yeux glacés :
Ce sont les eaux laiteuses du Léthé qui m’entourent.
Des berges où s’entrechoquent, comme de macabres dents
Dans une vase gingivale, de maigres résineux,
-tels les cierges évidés de candélabres ardents-
Invitent à l’abandon au décor caverneux.
L’effroi vif vient marbrer ma livide complexion,
D’un entrelacs bleuté, que les taillis tailladent,
Le courant romantique au tamis de l’action,
Vise une introspection inclinant aux noyades.
