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Poème écrit par Saintes

Où allons-nous ?

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Oh ! de combien de souillures,
De combien de forfaitures,
À toute vie, en tes entrailles prélevées
N’osant imaginer que les hommes gavés,
Aveugles et têtus vont labourant tes flancs,
Dans leurs vastes filets frétillants d’éclats blancs,
Lors vouant à la mort en prédateurs aveugles
La profonde richesse et violent tu meugles.
Fabuleux orages, éclairs de folie douce.
Quand assis sur la dune un soir la lune est rousse.
Tes rouleaux énormes s’abattent : leur clameur,
Ces cris de désespoir, hurlent avec horreur
L’incompréhension, la vision absurde,
Son manque tout autant, la chute en sera rude.

Lors je me souviens ce climat tempéré,
Cette douceur de vivre et le long des peyrés
Ces enchanteresses, ces douces promenades
Au déclin du soleil ; ton souffle joue ballade,
La ballade gracile : en orchestre avisé
Et ce profond murmure est la vaste risée
De cet accord de l’homme avec Dame nature.
De la raison en somme, inconvenante rature,
N’aurait comme mémoire une vaste humilité,
La tendre attention, une diversité,
Ou ce profond respect, mais nullement peureux,
Que nous lui devions quand en ces jours heureux
La grande tempérance en simple savoir vivre
Animait nos débats que cette vie nous livre.

Tous droits réservés © Poème posté le 05/08/2023 par Saintes

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