Fée verte
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Mon verre avait, en main, l'éclat de la boisson
Qui sans cesse nous chauffe et toujours désaltère
Et, de son alcool vert, plus léger qu'un haltère,
Je brûlais mon esprit à sa tendre cuisson.
Je grimpais les sommets, sans nul hélicoptère,
Tout d'ivresse enivré dans l'azur sans cloison
Car mon cœur, sans raison, prisonnier d'un diptère,
Sirotait lentement le plus exquis poison.
Songeons, c'est une plume, au-dessus du caprice,
Qui tourne et virevolte, ainsi charmante actrice,
Quand le chant lourd s’éteint ;
Rêvons, suivant le doigt de la dive lectrice
Qui suit, devant nos yeux, la chère cicatrice
Qu'un sang d'encre dépeint.
Qui sans cesse nous chauffe et toujours désaltère
Et, de son alcool vert, plus léger qu'un haltère,
Je brûlais mon esprit à sa tendre cuisson.
Je grimpais les sommets, sans nul hélicoptère,
Tout d'ivresse enivré dans l'azur sans cloison
Car mon cœur, sans raison, prisonnier d'un diptère,
Sirotait lentement le plus exquis poison.
Songeons, c'est une plume, au-dessus du caprice,
Qui tourne et virevolte, ainsi charmante actrice,
Quand le chant lourd s’éteint ;
Rêvons, suivant le doigt de la dive lectrice
Qui suit, devant nos yeux, la chère cicatrice
Qu'un sang d'encre dépeint.
© JIM
