La corde à linge
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Eve avait tout lavé, lors, elle alla sécher
Sur un fil en serpent, fait de feuilles de vigne,
Une honte d’Adam, l’indubitable signe
Qu’exposer son vit, là, serait toujours pécher.
Inanna, boucles, perle, au doux non-dit d’Ishtar,
Quel lange ainsi pends-tu, celui de Ninshubur,
Enlil, à son calame, fond, long, d’un vent pour
Qu’Enki longe la sente et la mène à la dar.
Anadyomène âme au brillant de la Lune,
Engendras-tu le cœur et le paon de l’espace,
Et le soleil perçant, les vœux qu’un soir allume
Une ondine ondulant les cordes d’une basse.
Vénus, nue aux fils d’or des humeurs d’Aphrodite
En une source pure aux rides de Freya
Pétrifiée à la glace ainsi l’eau se fraya
Un chemin d’arc-en-ciel, une explosion – Lydite !!!
Lydie, ô Muse, esclave aux ordres du volcan
Qui, corne d’abondance, enflamma ton crésus
Puis, tout petitement, sous les cris d’un Cyrus
S’éteignit dignement sous une noix d’argan.
Hina, polysémique et pollinisante aile,
Effleurais-tu nos corps d’une douce dentelle
Et nos cœurs s’emballaient jusqu’en perdre l’haleine.
Ḥawwa, ton cil si long m’est chaud comme la laine.
Outre Vane, être Dise adoptas-tu l’âme ase
Et ce joli prénom qui fit de toi, ma Jörd,
Le plus brulant soleil qu’aucun neuf « V » du fjord
N’eût jamais pu revoir de ta blondeur la phrase ?
Autre femme d’Odin, l’inconsolable Frigg
Dont le cœur fut percé par le piètre, humble gui ;
Dès qu’Hodr allait mourir assenant le mal qui
Divertissait ; les dieux s’écriaient – Krieg, krieg, krieg !
Idun, Ô ma maîtresse, Idun, Ô ma Jeunesse,
Ravive la rougeur, le brillant de la pomme
Qu’Asgard, sous mille feux se retrouve et que l’homme
Ait le serpent moins dur que sa fougue à la messe.
