Ça !
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-Promenade en bordure-
(permission exceptionnelle)
Le feu me fuit
Le frein s’installe,
Enfin, la peur me tord ;
Qui renouvelle et reconstruit ?
Quelle joie ! Au bonheur turpide,
Toujours trop blanc de ce grand vide !
Le feu revit ;
(Souffle à la braise !)
Intense espoir
Dans tout ce noir
Et tout cet immense malaise
Le piège est là, qui nous agite
Sans limite, il nourrit l’appétit
Infini des fantasmagories,
Le mâchefer dont on hérite !
En nous, qu’imaginaire ignore,
Il est un rêve oublié,
Invinciblement lié !
L’imaginaire, ai-je dit, s’évapore
Tel qu’aux cartes quelque atout.
Ainsi serait plaisir suprême,
Seul, se regarder le nombril ?
A tout âge,
Si nous singeons fort le mandrill !
Ne nions pas le monde obscur,
Certains de nous y déambulent,
( Aux rives de chair
Des rêves de fer )
En dehors des lois qui régissent et jugulent
Cet art sûr !
