Solstice
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Juin étire ses crépuscules
sous le berceau d’une glycine
le long des haies l’ombre recueille
l’encens fiévreux du chèvrefeuille
et la brise aux lèvres sucrées
mâche un parfum d’’éternité
Dans les orgues du cerisier
un merle trille ses arpèges
La première étoile a percé
le drap tendu de satin vert
de l’été qui ouvre son lit
Ta main dans la mienne frémit
la nuit sera courte et solaire
tout embrasée des sortilèges
du solstice aux rondes païennes
sous le berceau d’une glycine
le long des haies l’ombre recueille
l’encens fiévreux du chèvrefeuille
et la brise aux lèvres sucrées
mâche un parfum d’’éternité
Dans les orgues du cerisier
un merle trille ses arpèges
La première étoile a percé
le drap tendu de satin vert
de l’été qui ouvre son lit
Ta main dans la mienne frémit
la nuit sera courte et solaire
tout embrasée des sortilèges
du solstice aux rondes païennes
Avant d'être récupérée par l'église catholique, qui la voua à saint Jean, la nuit du solstice était célébrée comme fête pastorale et agricole, mais également comme fête de l'union conjugale que n'atteignait pas le déclin du soleil conjuré par les feux qu'on sautait en couples à la tombée de la nuit
