Les étangs de Thau
8
La mer qui se prélasse
Dans les étangs de Thau
Elle a laissé au large
Les furies, les fracas
Ici, elle rêvasse
Sous le soleil si chaud
Vers d'autres paysages
Où passent les bateaux
Ici ce sont les planches
Comme coquilles blanches
Qui caressent sa peau
Allant à cent à l'heure
Quand le vent vient des flots
Pour son plus grand bonheur
Aux ourlets de sa robe
Quand l'écume baveuse
Lèche son sable d'or
Aux bienheureuses aubes
Les enfants et leurs seaux
Imaginent château
Imprenable, et les sables
Pourtant portés par l'eau
Transformeront en ruine
Ce jeu de château fort
Où peut-être un trésor
Se cache sous la bruine
Et la mouette rieuse
Joue à contre-courants
Au soir des crépuscules
Qui incendient les cieux
Sur les étangs de Thau
Dans les étangs de Thau
Elle a laissé au large
Les furies, les fracas
Ici, elle rêvasse
Sous le soleil si chaud
Vers d'autres paysages
Où passent les bateaux
Ici ce sont les planches
Comme coquilles blanches
Qui caressent sa peau
Allant à cent à l'heure
Quand le vent vient des flots
Pour son plus grand bonheur
Aux ourlets de sa robe
Quand l'écume baveuse
Lèche son sable d'or
Aux bienheureuses aubes
Les enfants et leurs seaux
Imaginent château
Imprenable, et les sables
Pourtant portés par l'eau
Transformeront en ruine
Ce jeu de château fort
Où peut-être un trésor
Se cache sous la bruine
Et la mouette rieuse
Joue à contre-courants
Au soir des crépuscules
Qui incendient les cieux
Sur les étangs de Thau
