Quand le soleil a cessé de briller
Bonjour, petite ballade dans un univers en fin de vie…
Et si un jour la fin…
Cliché des derniers instants :
Rouge, flamboyant, grenat, sanglant… le disque sombre du soleil s’étirait, entraînait les nuages effilochés vers les monts de l’ouest, la destination ultime, le but sacralisé et pourtant bafoué par des prémices qui n’auguraient que la peur de l’inconnu ; mais cette théorie était fondée sur des prémisses douteuses. Le syllogisme originel imposa la règle de droiture à observer mais les faits ont rendu caduque la conclusion vers laquelle tout le monde avait œuvré.
La horde de va-nu-pieds se traînait sur le sol humide, encombré des restes informes des machines n’ayant plus cours en ce printemps maussade, à l’aube de cette fin du monde si décriée par les hautes sphères de l’état et pourtant si présente en cet instant. Les hommes en haillons avaient du mal à se diriger vers cet éden que leur avait promis le sage, juste avant le cataclysme. Sur cette terre abandonnée par l’humanité, abandonnée par la nature elle-même, leurs âmes se désagrégèrent en une poussière impalpable pour se diluer dans l’immensité de l’univers…
Je suis seul à observer cet aboutissement non désiré alors que tout se délite autour de moi dans la fange de la réalité intrinsèque.
Maintenant il n’y a plus rien si ce n’est le souvenir de la vie d’avant, souvenir vernaculaire puisé à l’intérieur de mon moi.
Et si un jour la fin…
Cliché des derniers instants :
Rouge, flamboyant, grenat, sanglant… le disque sombre du soleil s’étirait, entraînait les nuages effilochés vers les monts de l’ouest, la destination ultime, le but sacralisé et pourtant bafoué par des prémices qui n’auguraient que la peur de l’inconnu ; mais cette théorie était fondée sur des prémisses douteuses. Le syllogisme originel imposa la règle de droiture à observer mais les faits ont rendu caduque la conclusion vers laquelle tout le monde avait œuvré.
La horde de va-nu-pieds se traînait sur le sol humide, encombré des restes informes des machines n’ayant plus cours en ce printemps maussade, à l’aube de cette fin du monde si décriée par les hautes sphères de l’état et pourtant si présente en cet instant. Les hommes en haillons avaient du mal à se diriger vers cet éden que leur avait promis le sage, juste avant le cataclysme. Sur cette terre abandonnée par l’humanité, abandonnée par la nature elle-même, leurs âmes se désagrégèrent en une poussière impalpable pour se diluer dans l’immensité de l’univers…
Je suis seul à observer cet aboutissement non désiré alors que tout se délite autour de moi dans la fange de la réalité intrinsèque.
Maintenant il n’y a plus rien si ce n’est le souvenir de la vie d’avant, souvenir vernaculaire puisé à l’intérieur de mon moi.
Pierre Schneider, dit Peire Lo Sastre © copyright
Tous les poèmes de mon premier recueil sont à retrouver sur les sites de vente, les librairies, auprès de moi dédicacés (me contacter en MP) et sur le site de mon éditeur :
https://librairie.nombre7.fr/poesie-by-nombre7/2818-sac-de-poemes-en-vrac-9782381537573.html
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