Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

L'évaporée
5

J’entendais dans ma vie les talons de ton pas
ce silence qui fuit plus sombre que la nuit

Dans mon dos le soleil brûlait mes souvenirs
mon cœur était la cendre où marchaient mes pieds nus
et je tournais mes yeux vers ce futur sans toi

Aveugle devenu à ta place voyais
ce chas que tu laissais cette brèche en l'azur
laquelle en oubliant de se fermer buvait
de toi cette lumière un vide un trou un creux
comme un phare cédant sous le choc de la houle

Et lentement la porte à mon œil s'allait clore
si lentement qu'encor toute close n'est pas
que ce passé heureux reste un peu devant moi

Ton cœur est apaisé qui m'offre son silence
dans l'immense présent de ta prison de sable.
©JIM

© Poème posté le 15/05/2023 par Jim

...
× Illustration agrandie