Je voulais en ces vers vous parler de l’orage,
des nuages de plomb, prédateurs du soleil,
du rugissant éclair qui, soudain, les ravage,
ouvrant un camaïeu de soufre et de vermeil.
Mais mon cerveau s’est mis en vacance d’idées.
Lui qui me bricolait, sur commande, un rondeau.
Dans la glauque torpeur des tempes inondées,
je suis d’humeur aussi folâtre qu’un tombeau.
Que peut-il donc œuvrer, l’écriveron sans rêve,
le rimailleur fourbu dont la Muse est en grève,
sinon ce mirliton désolant de langueur ?
L’orage, cependant, gronde et se fortifie.
Les oiseaux se sont tus, plus un souffle de vie.
Hélas, de le narrer, je n’en ai la vigueur.
Poème écrit par
Pierre Lamy
Vague à l'âme
8
Le thème a inspiré le vieillard que je suis et j'ai posté une variante en poésie libre
Tous droits réservés © Poème posté le 03/05/2023 par Pierre Lamy
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